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Séjour court

Marianna
Scarfone

Histoire - Italie

Thèmes de recherche

PROJET

LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS PSYCHIATRIQUES CHRONIQUES AU XXE SIÈCLE.

Mon projet vise à mettre en perspective l’enjeu complexe de la chronicité/réadaptation/déshospitalisation dans le « temps long » de l’histoire, en identifiant les dispositifs qui se sont affirmés au fil du temps pour « traiter » les malades psychiatriques « chroniques » et les stratégies de déshospitalisation appliquées à une échelle toujours plus grande après la Seconde Guerre mondiale. Il porte en particulier sur les formes de prise en charge des souffrants psychiques au long cours, alternatives à l'internement dans l'hôpital psychiatrique et notamment sur le dispositif de l'accueil familial thérapeutique. A travers l’étude à l’échelle micro de ces expériences, tant dans le contexte français qu’italien, je vise à fournir un cadre d’analyse et de compréhension/un aperçu d’un dispositif qui a rarement été étudié d’un point de vue historique.

Activités / CV

BIOGRAPHIE

Marianna Scarfone a obtenu son doctorat d’histoire en cotutelle entre les universités de Venise et de Lyon 2 avec une thèse sur la psychiatrie coloniale italienne. Elle est chercheuse associée au laboratoire LARHRA, Université de Lyon. Ses recherches portent sur l’histoire sociale, politique et culturelle de la santé mentale, avec une attention particulière à la formation d’une pratique et d’une théorie de la psychiatrie spécifiques en milieu coloniale, au rôle des dossiers cliniques dans la formation du savoir psychiatrique et aux évolutions des alternatives à l’internement dans les hôpitaux psychiatriques pour les malades chroniques.

PUBLICATIONS PRINCIPALES

  • « Italian Colonial Psychiatry. Outlines of a discipline and practical achievements in Libya and the Horn of Africa », History of Psychiatry, 27, 4, à paraître en 2016.
  • « Quatre dossiers médicaux pour six mois d’internement : les étapes du rapatriement de l’ouvrier Alessandro T. d’Erythrée en Italie », Revue d’Histoire des Sciences Humaines, 29, à paraître en 2016.
  • « Psichiatria etnografica, psichiatria razziale, psichiatria coloniale nell’oltremare italiano » dans F. Paolella (dir.), La psichiatria e le altre culture, Franco Angeli, Milano, à paraître en 2016.
  • « Gli storici e la psichiatria coloniale : interrogativi, approcci, orientamenti », Contemporanea. Rivista di storia dell’800 e del ‘900, 4, 2015, p. 665-676.
  • « Genere, razza e psichiatria coloniale. Voci e silenzi nel caso clinico di una donna libica (1939) », DEP. Deportate, esuli, profughe, 27, 2015, p. 48-71.
  • « ‘La nevrastenia sotto i tropici’. I disturbi mentali dei bianchi in colonia », dans V. Deplano et A. Pes (dir.), Quel che resta dell’Impero. La cultura coloniale degli italiani, Mimesis, Milano 2014, p. 19-38.
  • « Alberto Denti di Pirajno : medico, funzionario, scrittore », dans G. Dore, C. Giorgi, A. M. Morone, M. Zaccaria (dir.), Governare l’Oltremare. Istituzioni, funzionari e società nel colonialismo italiano, Carocci, Roma 2013, p. 103-115.
  • « La storiografia subalterna in prospettiva globale », Memoria e Ricerca, 40, 2012, p. 40-53.
  • « Il pensiero di Gramsci nei Subaltern Studies », dans A. Baldussi, P. Manduchi (dir.), Gramsci in Asia e in Africa, Aipsa Editore, Cagliari 2011, p. 208-227.
  • « Gramsci en Inde : la réception de sa pensée dans les Subaltern Studies », Raison Présente, 175, 2010, p. 41-54.