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Séjour long

Simone
Martini

Université Alma Mater Studiorum de Bologne (Italie) - Professeur

Discipline(s)

  • INFORMATIQUE

Thèmes de recherche

PROJET

UNE HISTOIRE CONCEPTUELLE DES LANGAGES DE PROGRAMMATION

Une Histoire conceptuelle des langages des programmations se veut un récit cohérent de comment certaines notions fondamentales des langages de programmation ont été introduites, comment leur sémantique a été modifiée au cours des années, quelles constructions linguistiques ont été utilisées pour les exprimer dans des langages spécifiques. Cette évolution s'est produite dans l’interaction entre l’informatique et les mathématiques, notamment la logique mathématique (et la théorie des épreuves en particulier). Mais, contrairement à ce qu’on croit, une liaison explicite entre la logique mathématique et le dessein de langages de programmation n’apparaît que dans les années 1960. Le but du projet est d’étudier ces phénomènes, avec une méthode qui utilise au même temps l’informatique, l’histoire et la philosophie des sciences. Un volet du projet réfléchira aussi sur le concept de « programme », en cherchant d ‘appliquer ici la notion d’ « inscription » selon Bruno Latour. L'objectif à long terme du projet est que cette histoire conceptuelle des langages de programmation devienne un modèle pour une réflexion épistémologique plus générale sur l’informatique. Cette reconstruction sera utile aussi pour une compréhension plus consciente de la « révolution numérique » : à une époque où l’informatique est un concept incontournable pour façonner le monde, les réflexions sociales et philosophiques sont nécessaires pour nous aider dans la compréhension des limites et des possibilités de cette « révolution ».

Activités / CV

BIOGRAPHIE

Simone Martini est professeur d’Informatique à l’Alma Mater Studiorum-Università di Bologna, où il a servi comme directeur du département d’Informatique jusqu’en mai 2018. Il a obtenu son doctorat en Informatique à l’Université de Pise, en 1988. Il a enseigné auprès de l’université de Pisa et Udine, avant d’intégrer en 2002 l’Université de Bologne. Il a été chercheur invité par le Systems Research Center de la Digital Equipment Corporation à Palo Alto, la Stanford University, l’École normale supérieure à Paris, l’Université Paris 13, l’University of California à Santa Cruz. Il a dirigé plusieurs doctorants, qui ont poursuivi leurs carrières dans l’industrie ou le monde académique (professeurs, consultants, membres du Parlement, etc.)
Sa recherche relève surtout des fondements de l’informatique, notamment les fondements mathématiques des langages de programmation et des processus de calcul. Il a utilisé dans sa recherche des techniques de la logique mathématique et a aussi développé de nouveaux systèmes formels pour la théorie des épreuves des certaines logiques modales et pour la logique linéaire. Il a donné des contributions à la « complexité computationnelle implicite », un domaine de recherche qui étudie et caractérise les phénomènes de complexité avec des restrictions sur le langage (et non avec de bornes extérieures sur les ressources utilisées.) Ces dernières années, il a participé à la communauté de recherche « Histoire et Philosophie de la Computation », qui considère que la collaboration entre chercheurs en informatique, en histoire et en philosophie de la computation peut contribuer à la maturité de l’informatique comme domaine général.

PRINCIPALES PUBLICATIONS

  • M. Gabbrielli, and S. Martini, Programming languages, Springer, London, 2010. (English translation of the first Italian printing).
  • S. Martini, “Several types of types in programming languages”, History and Philosophy of Computing, HAPOC 2015, Springer, Berlin, IFIP Advances in Information and Communication Technology 487, 216--227, 2016.
  • S. Martini, “Types in Programming Languages, between Modelling, Abstraction, and Correctness”, Computability in Europe, CiE 2016: Pursuit of the Universal, Springer, Berlin, LNCS 9709, 164--169, 2016.
  • U. Dal Lago, S. Martini, “On constructor rewrite systems and the lambda-calculus”. Logical Methods in Computer Science, vol. 8(3:12), pp. 1-27, 2012.
  • U. Dal Lago, S. Martini, “The weak lambda-calculus as a reasonable machine”, Theoretical Computer Science, vol. 398(1-3) (2008) 32--50. (Elsevier, Amsterdam).
  • P. Coppola and S. Martini, “Optimizing Optimal Reduction. A type inference algorithm for Elementary Affine Logic”, ACM Transactions on Computational Logic (TOCL), vol. 7(2) (2006) 219--260 (ACM Press, New York).
  • A. Asperti, P. Coppola, and S. Martini, “(Optimal) duplication is not elementary recursive”, Information and Computation, vol. 193(1) (2004) 21-56 (Elsevier, Amsterdam). Also in the 27th ACM Conference on Principles of Programming Languages, POPL 2000.
  • U. Dal Lago, and S. Martini, “Phase Semantics and Decidability of Elementary Affine Logic”, Theoretical Computer Science, vol. 318(3) (2004) 409-433. (Elsevier, Amsterdam).
  • S. Guerrini, S. Martini, and A. Masini, “Coherence for sharing proof-nets”, Theoretical Computer Science, vol. 294(3) (2003) 379-409 (Elsevier, Amsterdam).
  • S. Guerrini, S. Martini, and A. Masini, “Proof nets, garbage, and computation”, Theoretical Computer Science, vol. 253(2) (2001), 185-237 (Elsevier, Amsterdam).
  • S. Martini and A. Masini, “A computational interpretation of modal proofs”, in Proof Theory of Modal Logic, H. Wansing (Ed), Kluwer, Dordrecht, 1996, 213--241.
  • L. Cardelli, S. Martini, J. C. Mitchell, and A. Scedrov, “An extension of system F with subtyping”, Information and Computation, vol. 109(1994), 4--56 (Academic Press, San Diego, CA).